
Fragile si fragile est notre destinée
en un jour tout peut basculer,
la maladie peut tout balayer,
et c'est encore la mort qui a gagné.
Bien injuste que cette vie,
t'emportant si loin, mon amie,
j'ai vu tes souffrances à peine appaisées,
la morphine, à fortes doses injectée.
Finies nos crises de rire, nos émois,
une page se tourne mais sans toi,
j'ai su être là, près de toi, jusqu'au départ,
gardant ma tristesse, loin de ton regard.
Nos mots étaient d'utiles silences,
chacune le savions, je le pense,
se protégeant toutes deux mutellement,
par l'amour d'un sermant.
Pourtant armée de courage et d'espoir,
tu nous laisse ton au revoir,
sans larmes, juste ton sourire,
que nous garderons dans l'écrin du souvenir.
L.A 29.06.08