
Nous marchions sur les blondes plages
Le vent jouait dans mes cheveux
Sur mes lèvres le goût du large
Se mélait au sel de tes yeux.
Il faisait beau, tu te souviens
Il fait beau quand on est heureux
Je sens la chaleur de ta main
Qui me rechauffe un petit peu.
Il ya de grands rochers mouillés
Qui pleurent encore dans ma mémoire
Et pourtant combien de marées
Depuis ont effacé l’ histoire
C’était un soir de mai ou juin
La mer au loin se retirait
Serpent d’argent dans le lointain
Et les rochers se dénudaient
Nous marchions dans la tangue molle
Qui nous collait un peu aux pieds
Suivant dans sa descente folle
La mer qui loin de nous dansait
Il est de grands rochers mouillés
Qui pleurent encore dans ma mémoire
Et pourtant combien de marées
Depuis ont effacé l’ histoire.
Je bavardais tout en riant
Mes propos étaient dérisoires
Tu me souriais et pourtant
Tu gommais déjà notre histoire
Tu m’as dit : “Ecoute moi bien
Je pars, ne m’en veux pas surtout
Mais tout amour a une fin
Et je ne t’aime plus du tout.
Il est de grands rochers mouillés
Qui pleurent encore dans ma mémoire
Et pourtant combien de marées
Depuis ont effacé l’ histoire…
Et d’un baiser dans mes cheveux
Tu as cassé le fil du temps
Sans voir les larmes dans mes yeux
Tu es parti vers l’océan.
Sur le sable mouillé, les traces
De tes pas étaient dessinées
Mais si les marées les effacent
Dans mon coeur elles restent gravées
Il est de grands rochers mouillés
Qui saignent encore dans mon histoire
Il est des traces effacées
Gravées au creux de ma mémoire.