C H A R L O T T EQui se blottit, souvent, sur le plaid du fauteuil ?
Qui s’enroule à tes pieds mordillant tes souliers ?
Qui gronde, quelquefois, quand s’envolent les feuilles
Du journal que tu lis, juste pour te défier ?
Arborant, fièrement, sa queue tout en panache,
Trottinant près de toi, effleurant tes genoux
Ell’ te lèche parfois et, avec ses moustaches,
D’un frôlement si doux, te caresse la joue.
Pupilles d’émeraude et grâce naturelle,
Sa patte est en velour et son pelage est noir,
Elle te fuit parfois ou se cache, rebelle,
C’est pour mieux t’adorer lorsque revient le soir.